#camping pluie: mauvais combo
Aujourd’hui, Constance a rejoint Gallou à 13h30.
ET À 13h30 précises, il s’est mis à pleuvoir. Évidemment.
Constance a sorti le nez de sa voiture et a tout de suite vu, dessiné sur le visage de Gallou, cet air décidé qu’on ne discute pas. Sac noir en bandoulière, autre bandoulière fluo — probablement remplie d’idées qu’on ne doit pas refuser.
— J’ai pris une tente, tu pourras te déshabiller au sec comme ça.
Bon. D’accord.
Constance n’est clairement pas en position de force face à quelqu’un d’aussi motivé à lui rendre la vie plus agréable.
— Être abritée sous l’arbre, c’est vraiment pratique, parole d’expérience de trois hivers.
— Oui mais là tu es loin du bord de l’eau…
..oui mais Je peux marcher jusque la à l’aide de mes bâtons a t elle répondu….interieurement..
L’enthousiasme de Gallou, concentré sur la meilleure technique pour que son amie ne soit pas mouillée avant d’aller se tremper dans une eau froide , ne pouvait pas être contrarié.
Alord Constance s’est assise sur la chaise installée pour elle à l’entrée de la tente. pour se changer. Gallou s’est faufillé en mode boot camp derriere elle pour faire de même. Mais â chacun de leurs mouvements , le toit de la tente bougeait, se soulevait, se déformait… et Constance n’était plus abritée du tout.
Heureusement, Gwendo est arrivée à la rescousse brandissant un immense parapluie de pêcheur au-dessus de sa tête.
Gwendo ne venait pas se baigner à la base, juste embrasser ses copines. En ce moment, elle est occupee à perdre des kilos grâce à des piqûres de Mounjaro — méthode hollywoodienne redoutablement efficace… mais qui lui donne la nausée. Son corps est déjà bien assez sollicité, alors elle évite les bains de l’extrême. Sa visite de sauveuse etait bien tombée

De ce campement abrité volaient soutien-gorge, culotte, chaussettes, pull et manteau d’hiver, Constance a fini par s’extirper, déjà trempée. Gwendo lui a tendu ses bâtons. Elle est allée rejoindre Gallou.
L’eau était noire.
La température, la même qu’hier.
Désespérément à deux degrés.
Un bain gris-brun sous un ciel d’hiver triste. Seules les gouttes de pluie, dessinant des ronds à la surface, mettaient un peu de glamour dans le tableau.
Gwendo regardait ses copines avancer dans le lac.
Gallou avanca jusqu’aux épaules.
Constance plia les genoux dès que l’eau lui arriva à la taille pour s’immerger d’un coup jusqu’au cou.
L’une avançait. L’autre pliait
Gwendo l’a bien vu : aujourd’hui, Gallou avait décidé qu’on faisait du camping, et Constance l’a laissée expérimenter. Mais sa râlerie n’a trompé personne : elle n’est pas adepte du camping fluo sous la pluie.
La prochaine fois, elle restera sous l’arbre.
Même si les branches bougent un peu.
Là-bas, au moins, elle est vraiment abritée.













